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Record mondial d'éclairs dans le bassin du Congo

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/69787  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/69787
Title: Record mondial d'éclairs dans le bassin du Congo
Author: Soula, Serge; Kigotsi Kasereka, Jean; Georgis, Jean-François; Barthe, Christelle
Abstract: La climatologie des éclairs dans le bassin du Congo est analysée à l'aide des données du réseau World Wide Lightning Location Network (WWLLN) de 2005 à 2013. Une comparaison avec les données du capteur optique spatial LIS montre que l'efficacité de détection relative du réseau WWLLN passe d'environ 1,7 % au début de la période à 5,9 % en 2013. Ces valeurs moyennes sur l'ensemble de la zone sont faibles, mais concernent la totalité des éclairs (intranuage et nuage-sol) et permettent d'avoir une bonne représentativité de l'activité orageuse particulièrement forte dans la zone d'étude. Le taux d'éclair moyen décrit un cycle annuel avec de fortes proportions mensuelles d'octobre à mars de l'ordre de 9 à 11 % et des valeurs au moins deux fois plus faibles de juin à août. La distribution méridienne des éclairs montre un renforcement entre 5° S et 5° N avec un maximum entre 1° S et 2° S. La répartition géographique montre un maximum très marqué dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), quelles que soient l'année de référence et la période de l'année. En 2013, la densité annuelle d'éclairs estimée en tenant compte de l'efficacité de détection et du nombre de jours d'orages, calculés avec une résolution de 0,1° x 0,1°, y atteignent respectivement 218 éclairs km-2 an-1 et 189 jours. Le nombre maximum d'éclairs par jour d'orage se situe dans la même région, ce qui signifie que les orages y sont, soit plus nombreux, soit plus intenses, soit plus stationnaires, soit plusieurs des trois caractéristiques à la fois. Cette région se situe à l'ouest de la chaîne de montagnes des Virunga qui présente une altitude supérieure à 3 000 mètres et qui joue un rôle dans l'initialisation des orages au cours de l'année. De plus, la présence du courant jet africain oriental de basse altitude produit l'instabilité nécessaire au développement local de systèmes convectifs de moyenne échelle (MCS) à l'origine de cette forte activité. Ces MCS peuvent ensuite se propager ou se régénérer vers l'ouest sur une distance liée à l'influence de la phase des ondes de Kelvin se propageant vers l'est.Lightning climatology in the Congo Basin is analyzed using data from the World Wide Lightning Location Network (WWLLN) from 2005 to 2013. A comparison with data from the optical space sensor LIS shows that the relative detection efficiency of the WWLLN increased from approximately 1.7% at the beginning of the period to 5.9% in 2013. These mean values over the entire area are low but related to all lightning flashes (intracloud and cloud-to-ground) and allow, however, obtaining a good representation of thunderstorm activity particularly strong in the study area. The average flash rate describes an annual cycle with high monthly proportions from October to March from 9 to 11%, and values at least 2 times lower from June to August. The meridian distribution of lightning shows a reinforcement between 5° S and 5° N with a maximum between 1° S and 2° S. The geographical distribution shows a very strong maximum in the East of the Democratic Republic of Congo (DRC), whatever the reference year and the period of the year. In 2013, the estimated annual lightning density taking into account DE and the number of thunderstorm days, calculated with a resolution of 0.1° x 0.1°, reached 218 flashes km-2 year-1 and 189 days, respectively. The maximum number of flashes per thunderstorm is in the same area, which means that thunderstorms are there, either more numerous, or more intense, or more stationary, or several of the three characteristics. This region is located west of the Virunga mountain range at an altitude that reaches 3 000 meters and plays a role in the initiation of thunderstorms during the year. In addition, the presence of the South African Easterly Jet (AEJ-S) at low altitude produces the instability necessary to the local development of Mesoscale Convective Systems (MCS) at the origin of this strong activity. These MCS can then propagate or regenerate to the west over a distance related to the influence of the phase of Kelvin waves propagating eastward.
Subject: éclair; record climatique; Congo; chaine de montagnes; onde de Kelvin; systèmes de détection et de localisation des éclairs; courant jet africain; MCS (système convectif de méso-échelle)
Publisher: Association Météo et Climat
Date: 2019

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