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Phénologie des oiseaux et des baies dans un petit bois isolé en zone de grande culture dans le gâtinais (France)

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PDF Voisin & Voisin ... (Terre et Vie, 3-2009).pdf 852.0Kb

Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/68167
Title: Phénologie des oiseaux et des baies dans un petit bois isolé en zone de grande culture dans le gâtinais (France)
Author: Voisin, Claire; Voisin, Jean-François
Abstract: L’importance des baies et autres petits fruits consommés par les oiseaux a été étudiée de 1993 à 1997 dans le bois Boucherot, un massif forestier de 46 ha au nord d’Orléans (France). Avec 62 espèces, dont 35 nicheuses certaines ou probables, l’avifaune du bois Boucherot peut être considérée comme riche. Au cours de l’année, le nombre des contacts d’oiseaux le long de notre itinéraire-échantillon de 5 km atteint un maximum en mai et juin et décroît fortement en juillet. Il atteint un minimum en janvier et février, quand les principales espèces consommatrices de baies (Merle noir, grives, Rouge-gorge, Pigeon ramier) quittent plus ou moins le bois. Tant le nombre d’espèces que celui des individus contactés par quinzaine se sont avérés constamment plus élevés durant la saison 1995-96, marquée par une forte production de baies, que durant les autres saisons. Les disperseurs de graines dominent la guilde des oiseaux consommateurs de baies, représentant environ les deux-tiers des espèces. Au printemps et en été, les petites espèces (Sylviidés, Rouge-gorge et Rossignol philomèle) représentent 41 % des disperseurs mais seulement 8 % en hiver, la règle de Bergmann étant une des explications possibles de ce fait. Les baies de printemps et d’été mûrissent espèce après espèce du début mai à la fin août. Celles avec une pulpe molle sont aisément mangées par les petites espèces et leur forte teneur en eau les rend attractives dans un endroit où les abreuvoirs sont rares et propices à la chasse des prédateurs. Ces baies sont consommées à mesure qu’elles mûrissent. En revanche,les baies d’automne mûrissent toutes à fin-août et début septembre, disparaissant presque entièrement en janvier. Elles sont nutritionnellement riches et tiennent fermement aux branches mais la plupart n’attirent plus les oiseaux une fois qu’elles ont été gelées. Elles sont consommées dans n’importe quel ordre, sans tenir compte de leur valeur énergétique. Les baies d’hiver, représentées seulement par le lierre, disparaissent en janvier et février. Les oiseaux les utilisent quand ils n’ont rien d’autre. Il n’y a pas de baies de la fin mars au premier tiers de mai. Nous sommes ici en présence d’un véritable goulot d’étranglement, en-dehors duquel les oiseaux ont des baies à leur disposition pendant la plus grande partie de l’année, et plus particulièrement à l’époque de la reproduction et lors de la préparation à la migration. Le rôle des baies dans l’alimentation des oiseaux du bois Boucherot est primordial, et le maintien de leur diversité passe bien évidemment par la conservation de celle des essences qui les produisent.The importance of berries and other small fruits as food for birds was investigated from 1993 to 1997 in the bois boucherot, a 46-ha forest remnant north of orléans (France). With 62 species, 35 of which certain or probable breeders, the avifauna of the bois boucherot can be con - sidered as rich. during the course of one year, the number of bird contacts on our 5-km sampling itinerary reaches a maximum in may and June and decreases strongly in July. it reaches a minimum in January and February, when the main berry-eating species ( blackbird, thrushes, robin, Wood Pigeon) leave more or less the wood. both number of species and number of individuals contacted per fortnight were constantly higher in 1995-96, characterized by a very abundant berry yield, than during the other seasons. seed dispersers dominate the berry-eating bird guild, with about two-thirds of the species. in spring and summer, small spe - cies (sylviids, robin and nightingale) represent 41 % of the dispersers, but only 8 % in winter, bergman’s rule being probably one explanation for this fact. spring and summer berry species ripen one after the other from early may to the end of august. spring and summer berries with a soft pulp are easily eaten by small species, and their high water contents make them attractive at a place where watering points are scarce and suitable for predators to hunt. these berries are eaten by the birds in succession as they ripe. conversely, autumn berries are all ripe in late august and early september, and almost disappear in January. they are nutritionally rich and hold firmly on twigs, but most of them are no longer attractive for birds after having been frozen. they are consumed in whatever order, not taking into account their energetic value. Winter berries, represented only by ivy, disappear in January and February. birds only use them for want of other food sources. there are no berries from late march to the first third of may. We have here a keen bottleneck, outside of which birds have a good supply of berries during most of the year, and specially so during the time they reproduce and prepare to migration. the conservation of bird diversity in the bois boucherot is thus conditioned by conservation of the diversity of berry-producing plants.
Publisher: Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA)
Date: 2009

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