La sylviculture allemande et ses « hectares fantômes » au tournant des XIXe et XXe siècles

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/65338  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/65338
Title: La sylviculture allemande et ses « hectares fantômes » au tournant des XIXe et XXe siècles
Author: Daheur, Jawad
Abstract: Au XIXe siècle, l’industrialisation et l’urbanisation accélérée des pays d’Europe nécessitaient d’énormes quantités de bois pour la construction, le soutènement des mines, les traverses de chemin de fer, les poteaux électriques et la pâte à papier. Faisant face à une demande en bois d’oeuvre croissante, les forestiers allemands parvinrent à augmenter les rendements tout en maintenant une exploitation forestière soutenable. Malgré ces efforts, la production domestique ne parvint plus à couvrir la demande en bois d’oeuvre à partir des années 1860. Plutôt que de piller ses forêts, l’Allemagne préféra recourir à des importations massives depuis les pays voisins. L’article examine cette question au tournant des XIXe et XXe siècles, lorsque l’Empire allemand devint le deuxième importateur de bois d’oeuvre au monde. En s’appuyant sur la notion d’« hectares fantômes », développée par les historiens de l’économie et de l’environnement, il plaide pour une approche combinant l’histoire de la sylviculture et celle du commerce du bois.During the 19th century, rapid industrialization and urbanization processes in several European countries required huge quantities of wood for building construction, supporting structures in mines, rail sleepers, electric poles and pulpwood. In response to fast-growing demand for timber, German foresters succeeded in increasing yields per acre while maintaining a sustainable forest management. Despite these efforts, domestic production could no longer meet the demand for timber from the mid-1860s onward. Since there were limited possibilities for extending forest resources by tree planting, Germany finally chose to import massively from neighbouring countries rather than depleting its own forests. The paper examines this question at the turn of the 19th and 20th centuries, when the German Empire became the second largest timber importer in the world. The article advocates an approach combining the history of forestry and the history of timber trade using the concept of “ghost acres”, developed by environmental historians and historians of economics.
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 2017

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