Bookmark and Share

Raiding or not raiding? a study of the ecological correlates of human-elephant conflict at Nazinga Game Ranch (Burkina Faso)

Show full item record

Files in this item

PDF RevuedEcologie_2018_73_1_3.pdf 780.0Kb

Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/64275
Title: Raiding or not raiding? a study of the ecological correlates of human-elephant conflict at Nazinga Game Ranch (Burkina Faso)
Author: Hema, Emmanuel; Sirima, Djiama; Nama, Néti; Petrozzi, Fabio; Di Vittorio, Massimiliano; Guenda, Wendengoudi; Luiselli, Luca
Abstract: Le phénomène de conflit Homme-Éléphant constitue une préoccupation majeure dans de nombreux pays en voie de développement. Cependant, on ne dispose que de peu d’informations sur sa dynamique dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Dans cet article, nous analysons les corrélations écologiques de la conservation de l’Éléphant (Loxodonta africana) dans dix villages riverains du Ranch de Gibier de Nazinga, au sud du Burkina Faso, au cours des années 2002 et 2006. Pour chacune des deux années, les corrélats de dégât d’éléphants étaient consistants : les éléphants ont attaqué préférentiellement trois villages du sud, tandis que sept villages du nord ont été pratiquement ignorés bien qu’aucune différence significative n’existait entre les distances de ces groupes de villages par rapport au Ranch. De plus, les éléphants ont surtout ciblé les plantations d’igname ou les plantations mixtes d’igname et de manioc ; et pendant au moins un an, ils ont activement évité d’autres cultures (sorgho, maïs, mil et coton). Ils ont également ciblé les petites plantations. La taille de la population humaine dans chaque village n’a pas influencé la probabilité des dégâts (les trois villages-cibles du sud n’étaient pas plus petits en termes de taille de la population que les villages qui n’ont pas ou rarement été ciblés). La taille des groupes d’éléphants qui causaient les dégâts a été plus importante en 2006 qu’en 2002. Les implications écologiques et en matière de conservation de ces patterns sont discutées dans cet article.Human-elephant conflict represents a noteworthy issue in many developing countries, but very little is known concerning its dynamics in West African countries. In this paper, we analyse the ecological correlates of Elephant (Loxodonta africana) raiding at ten villages situated in the surroundings of Nazinga Game Ranch, southern Burkina Faso, during the years 2002 and 2006. In both years, the correlates of elephant raiding were consistent: elephants attacked preferentially three southern villages, whereas seven northern villages were practically ignored despite no significant difference in the distance from the ranch between these groups of villages. In addition, elephants focused especially on yam plantations or yam-cassava mixed plantations, and, in at least one year, they even actively avoided other crops (sorghum, corn, millet and cotton). Elephants also targeted preferentially smaller than larger plantations, whereas human population size in each village did not influence the probability of their raids (as the three southern targeted villages were not smaller in terms of population size than the non- or rarely-targeted villages). Group size of raiding elephants was larger in 2006 than in 2002. The ecological and conservation implications of these patterns are discussed in this paper.
Publisher: Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA)
Date: 2018

This item appears in the following Collection(s)

Show full item record