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Rehashing bushmeat – interview campaigns reveal some controversial issues about the bushmeat trade dynamics in Nigeria

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/61887
Title: Rehashing bushmeat – interview campaigns reveal some controversial issues about the bushmeat trade dynamics in Nigeria
Author: Luiselli, Luca; Petrozzi, Fabio; Akani, Godfrey C.; Di Vittorio, Massimiliano; Amadi, Nioking; Ebere, Nwabueze; Dendi, Daniele; Amori, Giovanni; Eniang, Edem A.
Abstract: Sur la base d’enquêtes dans le sud du Nigéria, cet article examine (i) si la viande de brousse est toujours une source cruciale de protéines pour les communautés locales, (ii) si elle est toujours culturellement bien justifiée et (iii) si, selon les préférences des consommateurs, des valeurs différentes sont attribuées aux divers types d’espèces constituant cette viande de brousse. De plus, cet article fournit des informations sur la question de savoir (iv) si le commerce de la viande de brousse épuise localement les populations des espèces ciblées, et (v) si la disparition sur les marchés de grands animaux est signe de leur extermination locale. Une combinaison d’entretiens avec des hommes et des femmes de différentes classes d’âge, incluant des chasseurs, consommateurs et vendeurs, a été conduite dans divers localités nigérianes correspondant à différentes conditions d’habitat et de caractéristiques socio-économiques et ethniques. Les résultats suggèrent que la consommation de viande de brousse, en particulier dans les zones urbaines, n’a pas une grande valeur de subsistance, sauf pour une petite sous-section de la communauté. De fait, même dans les zones rurales, moins de 30 % des personnes de moins de 50 ans interrogées ont répondu consommer fréquemment de la viande de brousse. L’importance culturelle de la viande de brousse a substantiellement diminué dans les années récentes, comme en témoigne le fait que (i) cette source de nourriture a été rapidement abandonnée durant la crise d’Ebola en 2014 et (ii) la plupart des personnes interrogées ont affirmé n’en manger que rarement voire pas du tout. Les données recueillies vont dans le sens de ce que le prix d’une carcasse serait principalement déterminé par la taille de l’animal et non pas par la préférence des consommateurs. L’utilisation et le commerce de la viande de brousse peuvent certainement épuiser localement les populations des espèces animales ciblées. Néanmoins, il n’y a toujours pas suffisamment de preuves empiriques de la notion selon laquelle quand les grands animaux disparaissent des marchés cela signifierait que leurs populations auraient été considérablement épuisées voire exterminées. De fait, sur la base d’éléments culturels exposés par les chasseurs interrogés, il semblerait que cette notion soit erronée, du moins en ce qui concerne les régions ouest-africaines les plus riches et les plus économiquement dynamiques. Il est conseillé à ceux qui étudient la viande de brousse d’explorer plus en profondeur la flexibilité culturelle des communautés humaines avant de généraliser des conclusions, évitant ainsi d’extrapoler à grande échelle des conclusions insuffisamment fondées car basées sur des données collectées à très petite échelle spatiale et durant de courtes périodes de temps.Using questionnaire surveys in southern Nigeria, this paper explores whether: (i) bushmeat is still a crucial source of animal protein for local communities; (ii) is still culturally very relevant; and (iii) if people value differently the various kinds of bushmeat species because of customer preferences. In addition, this paper provides information on whether (iv) the bushmeat trade locally depletes target game species; and (v) whether the disappearance of large animals from the markets would indicate their local extirpation from the wild. A combination of interviews was carried out with both men and women of different age classes including hunters, consumers and sellers, from different Nigerian locations with different habitat conditions, socio-economic and ethnic characteristics. Results of these interviews suggest that the consumption of bushmeat has little subsistence value, especially in urban areas, except for a small sub-section of the community. Indeed, even in rural areas less than 30 % of the interviewees of less than 50 years age answered that they frequently eat bushmeat. Cultural importance of bushmeat decreased substantially in recent years, as shown by that (i) this food source was quickly abandoned by people during the 2014 Ebola crisis, and (ii) most of questionnaire respondents affirmed that they would have eaten bushmeat only rarely or even not at all. There was support for the notion that the price of a carcass was mainly determined by the animal size and not by the consumer preference. Bushmeat utilization and trade may certainly deplete target animal species at the local scale. Nonetheless, there is still no sufficient empirical evidence for the notion that, when large animals disappeared from the markets, it meant that their populations were heavily depleted or even extinct. Indeed, based on cultural elements highlighted by interviewed hunters, there is evidence that this notion may be wrong, at least in the richest and economically more dynamic regions of West Africa. It is advised that bushmeat studies should explore more in depth the cultural flexibility of human communities before drawing generalized conclusions, thus avoiding unsupported large-scale conclusions based on data collected at a very small spatial scale and during short time periods.
Publisher: Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA)
Date: 2017

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