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Deux systèmes d’évaluation du statut de conservation des espèces en France : complémentarité ou redondance ? Cas de la liste rouge et du rapport sur l’état de conservation pour la directive habitats-faune-flore

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PDF RevuedEcologie_2016_71_4_305.pdf 815.0Kb

Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/61579
Title: Deux systèmes d’évaluation du statut de conservation des espèces en France : complémentarité ou redondance ? Cas de la liste rouge et du rapport sur l’état de conservation pour la directive habitats-faune-flore
Author: Puissauve, Renaud; Gigot, Guillaume; Touroult, Julien
Abstract: La Liste rouge des espèces menacées et le rapport des États membres européens pour la directive Habitats-faune-flore (DHFF) fournissent régulièrement des évaluations des statuts de conservation des espèces au niveau national. Pour les espèces relevant de la DHFF à l’échelle de la France métropolitaine, il est étudié ici la complémentarité et la redondance de ces deux systèmes. Concernant les concepts et les systèmes de classement, les deux approches couvrent les deux extrémités du gradient de statut de conservation d’une espèce (de l’extinction à l’« état favorable »). La Liste rouge nationale est un système d’alerte et de suivi, qui mesure le risque d’extinction pour chaque espèce d’un groupe taxinomique. L’évaluation de l’état de conservation mesure l’écart à un « état favorable » pour les 312 espèces et sous-espèces de la DHFF. Même si l’échelle d’application est différente (limites administratives ou biogéographiques), les deux systèmes d’évaluation s’avèrent globalement proches en termes de méthode, d’organisation, de données et d’experts. Par exemple, pour les groupes étudiés, la moitié des 140 experts mobilisés pour la Liste rouge nationale ont également participé à la dernière évaluation des espèces de la DHFF en France. Notre analyse porte sur la comparaison des statuts de conservation de plus de 140 taxons, évalués selon chacune des méthodes. Les résultats montrent une cohérence forte entre les deux systèmes (63 % des cas), en particulier pour les statuts extrêmes. Cependant, notre analyse souligne aussi quelques différences conceptuelles et méthodologiques, en particulier sur la définition de seuils et du concept de valeur de référence favorable. Face à des données et des moyens humains limités, nous proposons des pistes pour favoriser leur articulation. Ainsi par exemple, la comparaison mutuelle des résultats lors des phases de validation permettrait d’alerter sur les incohérences et les deux exercices pourraient être synchronisés afin de mutualiser les efforts et améliorer la mobilisation des données.The Red List of threatened species initiative and Member State reporting under the European ""Nature"" Directives both provide regular assessments of species conservation status at a national level. Focusing on Habitats Directive species within metropolitan France, this study investigates complementarity and redundancy of both assessment systems. In terms of concepts and classification, the two approaches cover both ends of the conservation status “gradient” (from extinction to favourable conservation status). The national Red List is an alert and monitoring system which measures the risk of extinction for each species within a given taxonomic group. The Habitats Directive assessment measures the gap between current status and “favourable status” for 312 species and subspecies. Despite their different spatial scales (administrative vs biogeographical boundaries), the two assessment systems are broadly similar in terms of methods, organization, data and experts involved. For example, for the studied groups, half of the 140 experts mobilized for the national Red List initiative also contributed to the latest assessment of Habitats Directive species in France. Our study compares the conservation status of over 140 taxa assessed by both methods. The results show a strong consistency between the two systems (63 % of cases), especially for extreme status categories. However, our analysis also highlights conceptual and methodological differences, mainly regarding the definition of thresholds and the concept of favourable reference values. Given limited data and restricted human resources, we suggest several ways to promote their convergence. For example, the mutual comparison of assessments results during the validation phase could provide useful information about inconsistencies; moreover, the two assessments processes could be synchronized in order to gather expert advice and data more efficiently.
Publisher: Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA)
Date: 2016

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