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Quelques exemples de problèmes posés à l'analyste et au modélisateur par la complexité de la forêt tropicale humide

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PDF RevuedEcologie_1995_50_3_237.pdf 903.6Kb

Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/54806
Title: Quelques exemples de problèmes posés à l'analyste et au modélisateur par la complexité de la forêt tropicale humide
Author: PASCAL, J.-P.
Abstract: Les différents niveaux de complexité de la forêt dense humide tropicale posent à l'analyste des données et au modélisateur plusieurs types de problèmes. Dans un premier temps sont donnés quelques exemples de la difficulté à réaliser des échantillonnages appropriés aux hypothèses à tester, par suite de l'hétérogénéité de la formation. L'hétérogénéité, aussi bien structurale que floristique, peut résulter des variations de topographie, de nature et de propriétés du sol, des conditions de drainage, de l'exposition, etc., mais aussi de l'histoire de la forêt. Elle peut apparaître à différentes échelles spatiales qu'il n'est pas toujours facile de mettre en évidence. Les problèmes d'échelle spatiale et de temps, liés à la dynamique de fonctionnement des forêts denses humides tropicales, sont abordés dans la seconde partie. Sous le même terme de chablis sont groupés, en réalité, des phénomènes variés mettant en jeu des mécanismes de fermeture différents. Depuis l'évolution simple d'une éco-unité, à partir d'un chablis élémentaire, jusqu'aux grandes ouvertures produites par des chablis multiples et récurrents, tous les intermédiaires se rencontrent, créant dans la formation des zones évoluant à des vitesses et selon des processus différents. D'autres mécanismes sont également à l'oeuvre dans la dynamique forestière. Le plus évident est la substitution d'un arbre par un autre ayant poussé dans son voisinage immédiat, sans qu'il y ait de chablis véritable. Ce processus implique la mort sur pied de l'arbre âgé. Un autre mécanisme, plus complexe, apparaît lorsque la fréquence des chablis est faible et que les arbres ont une durée de vie importante : la formation s'organise alors en unités fonctionnelles circulaires glissant progressivement les unes par rapport aux autres. Un troisième type de problème se pose pour l'étude des structures des populations. Les espèces ont, en majorité, des effectifs trop réduits (sans parler des espèces rares) pour que leurs populations puissent être correctement étudiées. Peu d'espèces sont suffisamment bien représentées pour cela. L'inconvénient est faible pour la réalisation de modèles globaux, de production par exemple, mais très important pour les études centrées sur la biodiversité. Enfin, l'analyse des accroissements montre qu'il est le plus souvent impossible d'attribuer à une espèce donnée une courbe de croissance type en fonction du temps : tous les cas de figures se rencontrent pour une même espèce, ce qui constitue un obstacle important à la modélisation.
Subject: Forêt ombrophile; Modélisation; Echantillonnage; Variation spatiale; Perturbation; Structure végétation; Croissance; Diversité biologique; Rain forest; Modeling; Sampling; Spatial variation; Perturbation; Vegetation structure; Growth; Biodiversity
Publisher: Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA)
Date: 1995

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