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Rôle des perturbations actuelles et passées dans la dynamique et la mosaïque forestière

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PDF RevuedEcologie_1995_50_3_209.pdf 884.2Kb

Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/54804
Title: Rôle des perturbations actuelles et passées dans la dynamique et la mosaïque forestière
Author: RIERA, B.
Abstract: Les forêts tropicales humides sont des écosystèmes extrêmement complexes, présentant une grande diversité spécifique. Les recherches menées dans les forêts de Guyane française ont permis de recenser plus de 4 500 espèces végétales, et jusqu'à 160 espèces différentes d'arbres à l'hectare. Plus de 80 % de ces espèces sont zoochores, c'est-à-dire qu'elles dépendent des animaux (essentiellement mammifères et oiseaux) pour disséminer leurs graines. L'étude du comportement des espèces animales frugivores a mis en évidence des flux de graines, qui, selon les espèces qui les disséminent, homogénéisent ou au contraire concentrent les graines sur de nouveaux sites. Ces mécanismes tendent à augmenter l'hétérogénéité spatiale de l'écosystème, composante essentielle de la diversité biologique. A la suite des perturbations qui peuvent être d'origines diverses, de nouveaux agencements d'espèces sont mis en place par l'intervention des différents mécanismes de dispersion et de recrutement. Ces agencements peuvent être mis en évidence à partir des observations sur les inégalités de structure ou de distribution spatiale des diamètres. Ces inégalités peuvent être liées à un comportement spécifique ou être le résultat de modifications écologiques passées (changements de climat ou catastrophes de type incendie). Les observations effectuées sur Eperua spp. et Vouacapoua americana qui présentent des anomalies dans les classes de diamètre et des distributions par taches, amènent deux questions : Quels sont les mécanismes qui permettent à certaines espèces de se réimplanter sur des sites ? Comment peut-on interpréter la distribution spatiale et en classes de diamètre de certaines espèces ? A ces questions, la délimitation d'unités spatiales devrait permettre d'apporter des précisions. En effet, sur la base de trois classes de diamètre, on peut distinguer huit groupes répartis en trois ensembles selon leur structure verticale, et représenter la structure forestière à un instant donné sous la forme d'une mosaïque. Cette représentation a permis également de mesurer dans le temps le taux de passage d'un ensemble à un autre et d'initier l'étude d'un état d'équilibre à partir d'une matrice de transition entre les groupements observés. L'importance relative de ces trois ensembles est dépendante de perturbations plus ou moins anciennes. Le réajustement des structures forestières est en effet fonction de la mortalité et du recrutement. Après des modifications écologiques importantes, les formations forestières sont rajeunies et présentent des structures fortement déséquilibrées avec beaucoup de petits diamètres. Le rééquilibrage entre les classes de diamètre est lent. Il subsiste donc des variations dans la structure qui mettent en évidence des perturbations longtemps après leur apparition.
Subject: Forêt; Modélisation; Perturbation; Dynamique végétation; Structure végétation; Mortalité; Chablis; Régénération forestière naturelle; Modification climat; Dispersion; Diversité biologique; Forests; Modeling; Perturbation; Vegetation dynamics; Vegetation structure; Mortality; Windfall; Natural forest regeneration; Climate modification; Dispersion; Biodiversity
Publisher: Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA)
Date: 1995

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