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Eléments pour une réflexion sur la modélisation de la forêt tropicale humide : a-t-on les connaissances requises ?

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dc.contributor.author PUIG, H. en_US
dc.date.accessioned 2014-12-11T11:02:31Z
dc.date.available 2014-12-11T11:02:31Z
dc.date.issued 1995 en_US
dc.identifier.citation H. PUIG ; Eléments pour une réflexion sur la modélisation de la forêt tropicale humide : a-t-on les connaissances requises ? ; Revue d'écologie, 1995, vol. 50, N°3, pp. 199-208 en_US
dc.identifier.issn 2429-6422
dc.identifier.uri http://hdl.handle.net/2042/54803
dc.description.abstract Les facteurs qui interviennent dans la régénération de la forêt tropicale humide sont nombreux. Certains sont insuffisamment connus et devaient faire l'objet d'études plus approfondies si l'on veut comprendre le fonctionnement de cet écosystème et a fortiori modéliser la forêt tropicale humide. Sous les latitudes tropicales, le fait que la floraison et la fructification se produisent à des périodes privilégiées de l'année semble plaider en faveur d'un comportement adapté aux variations saisonnières du milieu extérieur. Cependant, on constate l'existence de disynchronismes importants entre espèces, entre populations d'une même espèce, entre individus d'une même population et parfois dans la cime d'un même individu. Le déterminisme de la phénologie de la floraison et de la fructification se pose : quelles en sont les causes ? Est-ce un phénomène global à composantes multiples ? Quelles sont les conséquences de la variabilité phénologique sur la régénération ? L'hétérogénéité structurale peut être appréhendée sous différents angles : le chablis en est un, les « espaces vides» en sont un autre. L'observation des « espaces vides » ressort d'une analyse physionomique. L'organisation physionomique et fonctionnelle des végétaux se construit sur l'opposition espaces vides-espaces pleins. Comprendre l'étagement et le fonctionnement des formes dans l'espace et dans le temps et le rôle de cet agencement sur le fonctionnement de la forêt est une des clés de la dynamique forestière. Les variations qui traduisent le mieux l'hétérogénéité des forêts tropicales sont de type structural. Cette hétérogénéité s'observe à trois niveaux de perception: niveau général ou continental, niveau régional, niveau stationnel. Passer d'une échelle à l'autre pose de nombreux problèmes méthodologiques. Les extrapolations et la prédictibilité de l'évolution dans le temps et de sa variabilité se heurte à la maîtrise incomplète des paramètres qui régissent la dynamique forestière. Au-delà de l'importance de faire avancer nos connaissances, très incomplètes, sur la diversité spécifique il importe de comprendre les mécanismes qui induisent la diversité des écosystèmes. Relier les structures aux processus devrait aider à comprendre comment se met en place, se maintient ou se réduit la diversité biologique. Quels sont les facteurs de la biodiversité ? Diversité spécifique et efficacité fonctionnelle ? Y a-t-il redondance d'espèces qui accomplissent la même fonction ? Comment évaluer la redondance ? Rôles des espèces-clés et des ressources-clés ? Quels sont les effets des perturbations anthropiques sur le maintien ou la perte de la biodiversité ? Vulnérabilité et résistance aux introductions et/ou aux extinctions d'espèces. Les usages et la gestion de la forêt tropicale humide doivent être envisagés comme des réactions constructives à la destruction croissante de cette forêt. A titre d'exemple, l'extractivisme amazonien semble être un succès tant sur le plan social et écologique (conservation des ressources) qu'économique. Mené sans discernement, il peut conduire à la disparition progressive des ressources et devenir déprédateur. L'extractivisme est-il exportable et dans quelles conditions ? L'agroforesterie est considérée comme l'alternative la mieux adaptée pour une production agricole stable dans les tropiques humides. Mais une des principales questions qui se posent est la suivante : les réussites agroforestières reconnues sont-elles exportables dans d'autres pays tropicaux et dans quelles conditions ? fr
dc.language.iso fr en_US
dc.publisher Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, Paris (FRA) en_US
dc.relation.ispartofseries Revue d'écologie
dc.rights Accès libre avec barrière mobile de 6 mois - Licence d'utilisation : http://irevues.inist.fr/utilisation
dc.source Revue d'écologie [ISSN 0249-7395], 1995, vol. 50, N°3, pp. 199-208 en_US
dc.subject.cnrs Forêt ombrophile fr
dc.subject.cnrs Modélisation fr
dc.subject.cnrs Régénération forestière naturelle fr
dc.subject.cnrs Diversité espèces fr
dc.subject.cnrs Phénologie fr
dc.subject.cnrs Gestion forestière fr
dc.subject.cnrs Diversité biologique fr
dc.subject.cnrs Rain forest en
dc.subject.cnrs Modeling en
dc.subject.cnrs Natural forest regeneration en
dc.subject.cnrs Species diversity en
dc.subject.cnrs Phenology en
dc.subject.cnrs Forest management en
dc.subject.cnrs Biodiversity en
dc.title Eléments pour une réflexion sur la modélisation de la forêt tropicale humide : a-t-on les connaissances requises ? fr
dc.title.alternative Elements for a discussion on tropical rain forest modelling : do we know enough ? en
dc.type Article en_US
dc.contributor.affiliation ICIV, Écologie terrestre, CNRS UMR 9964, 14 avenue Colonel Roche, F-31405 Toulouse Cedex, FRA en_US


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