LE CONCEPT DE FORÊT ANCIENNE S’APPLIQUE-T-IL AUX PEUPLERAIES CULTIVÉES ? TEST DE PERTINENCE AVEC LA FLORE DES VALLÉES DE CHAMPAGNE

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URI: http://hdl.handle.net/2042/53632  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/53632
Title: LE CONCEPT DE FORÊT ANCIENNE S’APPLIQUE-T-IL AUX PEUPLERAIES CULTIVÉES ? TEST DE PERTINENCE AVEC LA FLORE DES VALLÉES DE CHAMPAGNE
Author: Villemey, Anne; Chevalier, Richard; Archaux, Frédéric; Berthelot, Alain; Carnnot-Milard, Laurence; Duprez, Marianne; Gaudin, Sylvain
Abstract: Cet article tente de vérifier si le concept de forêt ancienne s’applique à des peupleraies plantées à la place de forêts anciennes. Pour cela, 107 relevés phytoécologiques réalisés dans les peupleraies cultivées et les forêts subnaturelles des grandes vallées de Champagne ont été utilisés, ainsi que : — leur historique, reconstitué avec la carte d’état-major de 1830-40 au 1/40 000 et plusieurs séries de photographies aériennes du début des années 1950 à nos jours, — les listes d’espèces de la flore indicatrice des forêts anciennes établies par Hermy et al. (1999) et Dupouey et al. (2002). Les peupleraies classiques à antécédent forestier et non forestier ne se différencient pas par leur richesse en espèces de forêts anciennes, alors qu’avec la même méthodologie, les forêts anciennes et récentes présentent une différence hautement significative. Les peupleraies étudiées ne peuvent donc pas être considérées comme des forêts anciennes. Forts de ces résultats, nous pouvons penser que, dans un cadre plus général, les reboisements effectués avec des préparations assez lourdes sont en mesure d’altérer plus ou moins fortement l’état de forêt ancienne révélé par la flore indicatrice. Il est donc nécessaire, au-delà de la peupleraie, d’étudier l’effet des techniques de reboisement sur la flore des forêts anciennes. En attendant de tels résultats, il conviendrait de ne pas reboiser par plantation les forêts anciennes subnaturelles, ou alors avec les techniques les moins perturbantes possibles pour l’écosystème forestier
Description: This study aims to establish whether the concept of “ancient forest” can be applied to the case of poplar plantations. To answer this question, we used 107 phytoecological survey points in poplar plantations and subnatural forests located in the large valleys of the Champagne area. In addition, we examined: — the plots’ past land uses, from Ordnance Survey maps from 1830-40 (1/40 000 scale) and several aerial photographs from 1950 to now, — ancient forest plants listed by Hermy et al. (1999) and Dupouey et al. (2002). Conventional poplar plantations, both historically forested and not, cannot be distinguished on the basis of their wealth of ancient forest species, whereas ancient subnatural forests host significantly more ancient forest plants than recent subnatural forests. Hence, poplar plantations cannot be investigated in the same way as ancient forests. From a more general point of view, these results lead us to think that reforestation projects implying heavy soil disturbances can alter the ancient forest status to various degrees. Thus, beyond the particular case of poplar plantations, we need to study the impact of reforestation practices on the ancient forest flora. In the meantime, we suggest that reforestation of ancient subnatural forests with plantations should be avoided, or at least, be performed using the least invasive methods for forest ecosystem
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 2014-04-10

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