LES FORESTIERS AU RISQUE DE L’ANTHROPOCÈNE

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/53631  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/53631
Title: LES FORESTIERS AU RISQUE DE L’ANTHROPOCÈNE
Author: Barthod, Christian
Abstract: Le concept d’Anthropocène, promu par Paul Joseph Crutzen, veut insister sur la capacité de l’espèce humaine à créer et modifier son environnement, à un niveau sans comparaison avec toute autre espèce, au niveau même d’une force tellurique. Les penseurs de l’Anthropocène critiquent vertement, et même récusent la plupart des valeurs considérées comme fondatrices des sociétés occidentales. Sans accepter l’intégralité de ce jugement, il est néanmoins possible de s’efforcer de penser « autrement », notamment sur les fondements des pensées complémentaires d’Edgar Morin, sur la complexité, et d’Ulrich Beck, sur la société du risque, qui donnent d’importants outils d’analyse pour l’action, y compris pour les forestiers, à la hauteur des défis de l’Anthropocène. En s’appuyant notamment sur les réflexions de Jared Diamond, l’article s’interroge ensuite sur les conditions à réunir pour que les organisations forestières sachent « entrevoir pour voir » le changement lié à l’Anthropocène, et soient capables d’agir durablement en univers incertain. Enfin quelques choix possibles de gestion susceptibles de relever les défis forestiers de l’Anthropocène sont rapidement examinés. À la condition expresse et préalable d’accepter de relever ces défis, les forestiers sont légitimes à s’engager dans tous les débats qui interfèrent avec l’évolution des forêts et, sur cette base, à faire partager une autre manière d’analyser et interroger les fondements de l’Anthropocène
Description: The concept of Anthropocene, advocated by Paul Joseph Crutzen, emphasises mankind’s capacity to create and modify its own environment on a scale that bears no comparison with any other species, on a par with a telluric force. Anthropocene theorists severely criticise and even challenge most values considered to be fundamental for western societies. Without accepting this view as an indiscriminate whole, one can nonetheless strive to have an “alternative” vision, in particular with reference to the foundations of the theories advocated by Edgar Morin on complexity added to those of Ulrich Beck on the risk society, which provide valuable tools for analysing action including for foresters, in line with the challenges presented by the Anthropocene. Relying on the thoughts of Jared Diamond amongst others, the article then examines the conditions that need to be met to enable forestry organisations to “foresee so as to see” changes connected with the Anthropocene, and be able to act sustainably in an uncertain universe. Finally, a number of possible choices in management liable to meet the needs of forestry challenges in the Anthropocene are rapidly reviewed. As long as they expressly accept taking up those challenges as their starting point, it is legitimate for foresters to enter into any debates involving forests and how they evolve and hence to advocate another way of analysing and questioning the foundations of the Anthropocene
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 2014-04-10

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