Photopériode, métabolisme et reproduction : intérêt du modèle équin

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/48022  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/48022
Title: Photopériode, métabolisme et reproduction : intérêt du modèle équin
Author: GUILLAUME, Daniel; SALAZAR-ORTIZ, Juan; MENASSOL, Jean-Bapriste; MALPAUX, Benoît; CHEMINEAU, Philippe
Abstract: Chez les Équidés, les mises-bas ont lieu au printemps, conséquence d'une période sans ovulation commençant vers octobre pour s'achever fin avril. Pour les éleveurs, une avance de la première ovulation est capitale car elle augmente d'une part, le nombre de cycles utilisables et d'autre part, l'âge réel au moment de l'épreuve sportive ou de l'abattage. Chez les juments, l'avance maximale de la date de la première ovulation annuelle, sous nos latitudes, est obtenue avec un éclairement quotidien de 14 h 30, commençant vers le solstice d'hiver et pouvant être interrompu au bout de 35 jours longs (JL). Ce traitement est robuste: des accidents répétés n'altèrent pas son effet. L'administration de mélatonine à des ponettes en inactivité hivernale, chaque soir ou sous forme d'implants sous-cutanés, supprime l'effet photostimulant des JL. Par contre, la pose des implants, aux alentours du solstice d'été, avance la première ovulation de l'année suivante comme chez des juments photostimulées, démontrant ainsi l'existence d'un rythme endogène annuel. Ces implants posés dans les mêmes conditions chez des juments non gravides n'induisent pas l'inactivité. Le rôle de la mélatonine semble donc limité au centrage du moment de la phase d'inactivité. Chez des animaux maigres, en bonne santé, sous photopériode naturelle, l'inactivité est systématique et durable. Cette inhibition, liée à la sous-alimentation masque l'effet de la photostimulation. Par contre, 60 % des juments grasses cyclent toute l'année, les 40 % restants présentent une inactivité très courte correspondant à l'absence d'un ou deux cycles. Une réalimentation automnale ou hivernale des juments amaigries ne semble pas avoir d'effet sur la date de la première ovulation annuelle. La nutrition est la principale cause de l'arrêt hivernal de la cyclicité mais n'intervient pas sur sa reprise printanière. Le mécanisme qui induit à l'automne l'arrêt de la cyclicité est dû à l'interaction entre des jours courts et une balance énergétique négative. Cette interaction nutrition-photopériode est semblet-il généralisable à de nombreuses espèces des zones tempérées.
Description: Equidae are born in the spring. This is due to the fact that mares go through a period of anovulation from October to the end of April. For breeders, bringing forward the first ovulation presents an enormous advantage, as it increases the number of usable cycles in the mare and increases the actual age of the offspring at the time of sports performance or slaughter. In mares under our latitudes, the first ovulation can be moved to its earliest by using 14.5 h of daily light for 35 days, beginning around the winter solstice. This treatment is robust, as repeated accidents do not affect its outcome. The administration of melatonin to pony mares during winter ovarian inactivity, either daily in the evening or with a subcutaneous implant, suppresses the photostimulating effect of long days (LD). On the other hand, the use of this implant around the summer solstice brings forward the first ovulation, as in photostimulatedmares, thereby confirming the existence of an annual endogenous rhythm. These implants inserted under the same conditions in non-pregnant mares do not induced ovarian inactivity. Therefore, the role of melatonin seems limited to the timing of winter inactivity. In thin but healthy mares subjected to the natural photoperiod, winter inactivity is systematic and long lasting. This inhibition, induced by the feed restriction, masks the effect of the photostimulation. On the other hand, 60% of fat mares have cycles all year long, and in the remaining 40%, the period of inactivity is very short, missing only one or two cycles. Increasing the feed in thin mares in autumn or winter seems to have no effect on the date of the first annual ovulation. Nutrition is the main cause of ovarian inactivity in winter, but it does not play a role in the resumption of activity in the spring. The mechanism inhibiting the cycles in autumn results from an interaction between short days and a negative energy balance. This nutrition-photoperiod interaction seems to be applicable to numerous species in temperate areas.
Subject: Vétérinaire; Mélatonine; Modèle; Métabolisme; Cheval; Veterinary; Melatonin; Models; Metabolism; Horse
Publisher: Académie vétérinaire de France, Paris (FRA)
Date: 2010

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