Couvert forestier et manteau neigeux. Réflexions surquelques expériences étrangères et programme d'études

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/33611
Title: Couvert forestier et manteau neigeux. Réflexions surquelques expériences étrangères et programme d'études
Author: de CRECY, L.
Abstract: RÉSUMÉ. Les lois qui régissent l'accumulation, la structure physique et lafusion de la neige sont différentes en terrain nu et sous couvert forestier.Peut-on les préciser en yue de déterminer le type de couverturevégétale qui aboutit à une meilleure économie de l'eau en retardantet en étalant la période de fusion sans diminuer ou même en augmentantl'écoulement total dtî à la neige.Des constatations anciennes, françaises et américaines entre autres,montrent que le stock neigeux en fin d'hiver est moindre enforêt hais que la fusion y est plus progressive et légèrement retardée.Les expériences américaines du Colorado relatées par Wilm confirmentces résultats: clans une forêt naturelle de Pinus contorta,plus l'exploitation est brutale, plus les stocks d'eau accumulés sousforme de neiges: lit grands. Ia macule équipe de chercheurs américainsnotent l'effet de lisière ou de clairière qui augmente le stockneigeux à l'extérieur et en bordure de la forêt jusqu'à une distancede 2 à 3 fuis la hauteur des arbres. Il est confirmé enfin que l'actionde la forêt est d'autant plus sensible que son couvert hivernal estplus dense.Des expériences finlandaises montrent que le stock neigeux ne diminuepourtant avec l'augmentation du couvert que jusqu'à un certainminimum correspondant à la densité de 400 pins sylvestres àl'hectare.Une statistique due au V.V. RAKUMANOV note par contre uneaugmentation de la quantité de neige restant en fin d'hiver dansles régions boisées de l'ordre de 7 à 8 % en forêt résineuse etde 25 à 27 % en foret feuillue ou mixte. Ce résultat à priori surprenantdonne matière à discussion._Nu laboratoire du Col de forte près de Grenoble, une expériencecomparative de mesure des écoulements issus de deux bacs, l'un enforêt, l'autre en terrain nu est entreprise. Ayant d'en connaître lesrésultats on a déjà constaté que l'écoulement en forêt, global entent inférieur, persiste cependant régulièrement tout l'hiver alors que lebac en prairie s'arrête totalement de débiter pendant de longuespériodes froides.Diverses hypothèses sont avancées pour expliquer ce phénomène.La structure de la neige en forêt, plus mate, plus lourde, plus humide,moins évoluée, sans niveau de glace sous-jacent ou intermédiaire,rendrait compte de cette percolation continue. Par ailleurs,les pertes dues à la rétention de la neige par les houppiers pourraientêtre partiellement compensées d'une part par la diminutionen forêt de l'ablation par évaporation à la suite de rayonnement oud'échanges thermiques, d'autre part par les précipitations occultesGlues au givre.En conclusion, un programme d'expérience est suggéré pour étudierl'accumulation, la structure physique, le bilan thermique ethydraulique de la neige en forêt.SUMMARY. The laws governing snow- accum ulation, physics and melt are notthe Brune on bare land anal under forest cover.Is it possii)le to define them more accurately so as to determinethe type of ground cover ensuring a better water economy by (lelayiugand prolonging melt period without reduction of the totalsnowmelt run-off ?Earlier findings, including French and .American ones, showthat in late winter snow-pack is less deep in the forest whereassnowmelt is more gradual and slightly delayed.The_American experiments in Colorado reported by wiltn confirmthese results : in a natural Lodgepole Pine forest, the heavierthe logging, the larger the amount of water which accumulates assnow. The same group of :American investigators notes the effectof forest outskirts and opening leading to an increase in snow covertickness at the edge of and outside the forest, to a distancetwo or three times as large as tree height. Finally, there is someevidence that the deeper the forest winter snow cover, the Breatherthe forest influence.Same Finnish experiments show that snow - cover decreases ascanopy groves denser, but, however, down to a limit correspondingto the density of 400 Scots Pines per ha.On the other hand, a statistical study by V.V. Rahknlanov showsan increase in the amount of snow- remaining ill woodlands in latewinter of about 7 to 8 in softwood, and 25 to 27 in hardwoodor mixed forests. This result, surprising at first sight, provides materialfor discussion.In the Cod de Porte Laboratory near Grenoble. a comparativeexperiment to measure the outflow from two tanks, one in the forestand the other on bare land, has been undertaken. Before thefinal results become known, it has already been noticed that overalloutflow, though lower in the forest, lasts however throughoutthe winter, vyhereas in the grassland tank water release ceases entirelyduring long cold periods. Several assumptions are suggested to explain this phenomenon. Inthe forest snow structure being heavier, denser, with a higher moisturecontent and lower state cf development, without underlyingor intermediary ice layer, might account for this unceasing percolation.Besides, losses due to snow retention by tree crowns mightbe partly counterbalanced by a reduction of ablation through evaporationin the forest owing to radiation or thermic exchangeson the one hand, and tmheroeivahle precipitations due to hoar froston the other hand.As a conclusion, a program of experiment is suggested to studysnow accumulation, physics, thermic and hydraulic balance in theforest.
Publisher: ENEF, Ecole nationale des eaux et forêts, Nancy (FRA)
Date: 1962

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