Du bois mort pour la biodiversité. Des forestiers entre doute et engagement

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URI: http://hdl.handle.net/2042/32975  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/32975
Title: Du bois mort pour la biodiversité. Des forestiers entre doute et engagement
Author: DEUFFIC, Philippe
Abstract: Le bois mort est un facteur clé pour la biodiversité forestière, retenu au titre des indicateurs de gestion durable des forêts. Une enquête a été menée auprès des forestiers et usagers des Landes de Gascogne et d’Île-de-France afin de cerner les pratiques et les représentations sociales associées au bois mort. Les résultats de l’enquête témoignent d’une diversité de pratiques ainsi que de divergences autour des enjeux liés au bois mort. Les 64 enquêtés se répartissent schématiquement en six groupes (G1 : les « forestiers industriels », G2 : les « forestiers sylviculteurs », G3 : les « forestiers distants », G4 : les « forestiers environnementalistes », G5 : les « naturalistes » et G6 : les « usagers »), qui se différencient entre autres par leurs pratiques de gestion, leur niveau de connaissance et de préoccupation écologiques, leurs réseaux sociaux, leur jugement esthétique, leur perception des risques et leurs impératifs économiques. Tout en rappelant le faible engouement moyen suscité par les enjeux de biodiversité, l’enquête sociologique met notamment en exergue : le besoin d’un cadre normatif minimal pour une rétention raisonnée de bois mort, les fortes préoccupations des gestionnaires landais vis-à-vis des risques phytosanitaires associés aux bois morts et le besoin d’une justification fonctionnelle de la conservation de bois mort dans l’écosystème.
Description: Dead wood is a key element in forest biodiversity, which is used as one of the indicators for sustainable development of forests. A survey was conducted among foresters and users in the Landes de Gascogne and Île-de-France areas so as to assess practises and social representations associated with dead wood. From the results of the survey, it appears that there is a diversity of practices and divergences about the implications connected with dead wood. The 64 respondents can be divided into roughly six groups (G1: “industrial foresters”, G2: the “silvicultural foresters”, G3: the “remote foresters”, G4: the “environmentalist foresters”, G5: the “naturalists” and G6: the “users”). Among other things, they can be differentiated by their management practises, their degree of knowledge about and concern with ecology, their social networks, their aesthetic judgment, their perception of risks and their economic requirements. While underscoring the scarce popularity on average of the biodiversity-related issues, this sociological survey also highlights: the need for a minimal regulatory framework to achieve integrated retention of dead wood, the serious concern of forest managers in the Landes with plant health risks associated with dead wood, and the need for a functional justification for keeping dead wood in the ecosystem.
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 2010

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