Que sait-on maintenant des causes du « dépérissement » des forêts ?

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/25988  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/25988
Title: Que sait-on maintenant des causes du « dépérissement » des forêts ?
Author: Bonneau, M.
Abstract: Malgré une stabilisation globale de l'état de santé des forêts, on continue à s'interroger sur les causes du dépérissement. Les programmes de recherche français et étrangers ont cependant fait progresser les connaissances et on peut esquisser aujourd'hui les mécanismes généraux qui font intervenir : — Un facteur accidentel et naturel : la sécheresse de certaines périodes qui se sont succédé depuis trois quarts de siècle, en particulier les plus récentes, dont les années les plus dommageables ont été 1959, 1964 et 1976, ainsi que le mettent bien en lumière les études dendrochronologiques. — Un facteur prédisposant : la pauvreté chimique des sols sur certaines roches-mères acides, qui rend l'écosystème forestier plus sensible à la pollution acide et probablement aussi à l'ozone. — Un facteur aggravant : la pollution atmosphérique. II faut distinguer les polluants acides et l'excès d'apport azoté par l'atmosphère qui jouent un rôle certain (appauvrissement des sols, libération d'aluminium ionique nuisible aux racines se traduisant finalement par des carences minérales et le jaunissement des feuillages) ; l'ozone qui peut avoir soit une action directe (diminution de photosynthèse, sénescence accélérée des feuillages), soit une action indirecte de sensibilisation aux contraintes climatiques ; le rôle du dioxyde de soufre, en Europe occidentale, n'est probablement que mineur. Suivant les régions, la nature du peuplement ou son contexte écologique, les poids respectifs de ces différents facteurs peuvent varier. Notamment le rôle des apports acides est certainement moins déterminant dans les pays calcaires où les dommages s'expliquent plus difficilement.Despite an overall stabilisation in forest health, the causes of dieback are still under discussion. However, French and foreign research programmes have improved understanding of the disease, and an outline can now be given of the general processes which lead to the involvement of : — A natural, chance factor : the succession of dry periods in the last three-quarters of this century, in particular the most recent, of which the most detrimental years were 1959, 1964 and 1976, as shown by dendrochronological studies. — A predisposing factor : the chemical deficiencies of soils on some acid parent rocks, which make the forest ecosystem more sensitive to acid pollution and probably also to ozone. — An aggravating factor : air pollution. There are differences between : acid pollutants and excess atmospheric nitrate deposition, which have a specific effect (degradation of soils, release of aluminium ions which are harmful to roots, resulting in mineral deficiencies and yellowing of foliage) ; ozone, which can have a direct effect (reduction of photosynthesis, accelerated senescence of foliage) or an indirect effect, sensitising trees to climatic stress ; in Western Europe, the effect of sulphur dioxide is probably only minor. According to the area, the type of stand and its ecological context, the relative weights of these factors may vary. In particular, the role of acid deposition is definitely less of a determining factor in calcareous areas where the injuries are more difficult to explain.
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 1989

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