Déterminisme de la phénologie des forêts tempérées françaises : étude sur les peuplements du réseau Renecofor

Show full item record

Files in this item

PDF 323_343_LEBOURGEOIS.pdf 1.045Mb

Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/19767  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/19767
Title: Déterminisme de la phénologie des forêts tempérées françaises : étude sur les peuplements du réseau Renecofor
Author: LEBOURGEOIS, François; PIERRAT, Jean-Claude; PEREZ, Vincent; PIEDALLU, Christian; CECCHINI, Sébastien; ULRICH, Erwin
Abstract: La variabilité spatiale et temporelle et le déterminisme du débourrement (838 observations) et du jaunissement (449) de 103 peuplements feuillus et résineux (10 espèces) du réseau RENECOFOR ont été étudiés sur la période 1997-2006. Pour les chênaies, le débourrement commence en moyenne vers la mi-avril et le jaunissement apparaît vers la mi-octobre. Le gradient ouest-est correspond à une saison de végétation plus courte à l’est (180-190 jours contre 210-220 jours) en conséquence d’un débourrement plus tardif (retard de 2 jours par degré de longitude) et d’un jaunissement plus précoce (5-10 jours). Pour le Hêtre, la saison de végétation débute plus tard vers la fin de la troisième semaine d’avril. Le jaunissement des feuilles intervenant début octobre, la saison de végétation est en moyenne de 180 jours. Le débourrement est plus tardif pour les résineux et dépend fortement de l’altitude (retard d’environ 1,5 jour par 100 m). Outre l’espèce, les dates des phénophases dépendent des facteurs topo-géographiques (longitude, altitude, distance à la mer) et des régimes printanier ou automnal (ETP Turc ou température de mars ou d’octobre selon le stade considéré). Une augmentation de l’ETP en mars de 10 mm se traduit par une avancée du débourrement entre 4 et 9 jours selon les espèces (moyenne : 6,8 jours). Concernant la température, une augmentation de 1°C pendant cette période se traduit par une précocité de 2 à 5 jours environ. Les modèles globaux permettent de prédire avec une précision de 8, 10 et 12 jours les trois phases considérées (débourrement, jaunissement et longueur de la saison de végétation). Les modèles ont été utilisés pour générer les cartes des dates moyennes des phénophases sur l’ensemble du territoire. Les résultats sont discutés notamment vis-à-vis du réchauffement climatique.
Description: The spatial and temporal variability of bud burst (838 observations) and yellowing (449) of 103 coniferous and broadleaved stands (10 species) sampled in the Renecofor network were studied over the period 1997- 2006. For oak stands, the growing season starts in mid-April and stops in mid-October. The growing season is shorter in eastern France as a result of later bud burst (roughly 2 days delay per degree of longitude) and earlier yellowing (5 to 10 days). The growing season for beech begins somewhat later towards the end of the third week of April. Yellowing is seen in early October, making for an average growing season duration of 180 days. Bud burst is even later for coniferous stands and mainly depends on altitude (roughly 1.5 days delay per 100 m). Apart from species, modelling processes highlight the influence of topographic and geographic parameters (longitude, altitude, distance from the sea) and of spring and autumn weather conditions (Turc PET and/or mean temperature in March and October depending on the phenological stage). A 10-mm increase in PET in March advances budbreak from 4 to 9 days depending on species (mean: 6.8 days). For temperature, a 1°C increase in March speeds up bud burst by 2 to 5 days. The overall models predict the three phases — leaf unfolding, yellowing and duration of the growing season — within 8, 10 and 12 days respectively. The resulting equations were used to generate phenological timing maps for the whole of France. Results are discussed, in particular in the context of global warming.
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 2008

This item appears in the following Collection(s)

Show full item record





Advanced Search