Résistance aux vents forts des peuplements forestiers, et notamment des mélanges d’espèces

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Pour citer ce document :
URI: http://hdl.handle.net/2042/18143  |   DOI : https://doi.org/10.4267/2042/18143
Title: Résistance aux vents forts des peuplements forestiers, et notamment des mélanges d’espèces
Author: COLIN, Francis; BRUNET, Yves; VINKLER, Isabelle; DHÔTE, Jean-François
Abstract: Cet article propose un bilan des études empiriques, phénoménologiques et mécanistes sur la résistance aux vents forts des peuplements forestiers, notamment des mélanges d’espèces. La résistance des peuplements purs dépend en premier lieu des caractéristiques de l’événement climatique, de l’essence principale, de la hauteur des peuplements et de la profondeur de sol prospectée par les racines. Des éclaircies fortes et récentes aggravent le risque. La structure interne des peuplements (densité, structure verticale...), qui modifie relativement peu les champs de vitesse de vent et l’intensité des turbulences, intervient dans une moindre mesure dans l’explication des dégâts. Un classement de résistance des essences en peuplement pur est proposé. Bien que, en mélange, les processus d’imbrication des houppiers et des racines puissent moduler cette résistance, les études phénoménologiques réalisées jusqu’ici montrent que le taux de dégâts en peuplements mélangés s’explique avant tout par la stabilité intrinsèque (c’est-à-dire observée en peuplement pur) des essences en présence et par leur proportion relative. Le mélange peut donc avoir des effets positifs ou négatifs, selon les cas. En revanche, il permet de limiter la fréquence des grandes arasées. Quelques recommandations sylvicoles sont proposées, à intégrer dans une analyse globale économique et écologique. L’introduction d’essences résistantes en mélange est particulièrement recommandée dans les situations de forte vulnérabilité ou à forts enjeux. Un diagnostic de la résistance des essences devra être réalisé sur la base du classement proposé et des caractéristiques stationnelles. Enfin, tout comme pour les peuplements purs, une intensification de la sylviculture permettra de limiter les risques.
Description: This article takes stock of the empirical, phenomenological and mechanistic studies on forest stand resistance to wind, in particular mixed forests. Major factors in the resistance of pure species forests to wind are the characteristics of the climatic event, the prevailing species, stand height and the depth of soil explored by the roots. Extensive, recent thinning intensifies the risk. The internal structure of the stands (density, vertical structure, etc), which has little effect on the speed of wind and the intensity of the turbulence, plays a lesser role in explaining the magnitude of damage. A classification of single-species stand resistance is offered. Although the intermingling of the canopy and the root systems may somewhat alter resistance, the phenomenological studies conducted to date show that the rate of damage in mixed stands derives essentially from the intrinsic stability (as observed in pure stands) of the species involved and their relative proportions. Any particular mixture may therefore have either an overall positive or negative effect. However, combinations may help to contain large-scale windthrows. A number of silvicultural recommendations are offered that need to be incorporated into an overall economic and ecological analysis of the particular situation considered. Combining several resistant species is particularly desirable in conditions of significant vulnerability or where the interests at stake are high. The resistance of species can be assessed on the basis of the proposed classification and the local features. Finally, just as in the case of single-species stands, intensive silvicultural practises tend to diminish the risk.
Publisher: AgroParisTech, Nancy, France
Date: 2008

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