Une revue de l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC)

Le partage de la sensibilité. Essai sur les limites de l'argumentation

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PDF HERMES_1991_10_71.pdf 1.002Mb
Pour citer ce document :
URI http://hdl.handle.net/2042/15359
DOI https://doi.org/10.4267/2042/15359
Title Le partage de la sensibilité. Essai sur les limites de l'argumentation
Author PRADO Jr, Plinio Walder
Abstract La belle totalité communautaire serait à la dissipation de l'expérience moderne ce que le savoir narratif traditionnel serait à l'espace public de discussion. Celui-ci, progressant à mesure que celui-là décline, se constitue à travers la moderne conscience publique littéraire et trouve son élaboration philosophique dans le criticisme kantien. Il reste cependant ambigu : promesse d'une « politique morale » au siècle de Kant, il n'aura cessé toutefois d'être subordonné aux impératifs du calcul économique et étatique, à l'ère des démocraties mass-médiatiques. Face à cela, quelle riposte serait-elle encore apte à sauvegarder la promesse de vie juste qu'il représentait ? La revendication des normes argumentatives de la rationalité y suffit-elle ? Elle semble en tout cas laisser de côté un reste : le partage de la sensibilité, et l'enjeu qu'il constitue au sein de la modernité culturelle. Or les promesses de l'espace public sont indissociables des possibilités d'un tel partage. Et celles-ci, si elles survivent encore, c'est paradoxalement au prix de la dureté ascétique et du caractère non-sensible propre aux oeuvres d'art et d'écriture postauratique.
Description The magnificent unit of the community is to the dispersed nature of modern experience what traditional narrative knowledge is to the public arena of debate. One progresses as the other declines. The public arena of debate is shaped by the modern literary conscience and its philosophical development derives from Kantian criticism and yet it remains ambiguous. In the century of Kant it held the promise of "moral politics" whereas in the era of mass-media democracies it has always been subordinated to economic and state imperatives. In this context, which response may still be able to safeguard the promise it held of a just life? Is it enough to claim the argumentative norms of rationality? In any case, the sharing of sensibility seems to have been overlooked and this is itself a challenge within cultural modernity. It is impossible to separate the promises of the public arena from the possibilities of such sharing. And if such promises continue to survive, this paradoxically leads to aesthetic austerity and the non-sensory nature which characterize the works of art or writings of the post-auratic period.
Publisher CNRS Editions, Paris (FRA)
Date 1992

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