La culture de la « Crise » et l'imaginaire post-soviétique

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dc.contributor.author SWIDERSKI, Edward M.
dc.date.accessioned 2008-02-04T14:41:08Z
dc.date.available 2008-02-04T14:41:08Z
dc.date.issued 1996 en_US
dc.identifier.uri http://hdl.handle.net/2042/14875
dc.description Even before the collapse of the communist regime in December 1991, the culture of "social crisis" had become a dominant theme of discussion amongst the Russian intelligentsia. In social-political discourse, the term social covers both institutional order and existential practices to ensure personal and collective security. Analysis of the typical features of standard social-political discourse reveals that the theme of social crisis is further reinforced by feelings of cultural discontinuity on two levels, because (1) the culture of "real existing socialism" is now bankrupt, and (2) it is impossible to hide the extent to which the Soviet regime cut itself off from pre-revolutionary national cultures and isolated itself from the economic and cultural processes underway elsewhere. The current public sphere is thus dominated by attempts to coordinate the requisites of effective political action and to "reinvent" founding myths or visions of a specific Russian political culture. But it remains to be seen whether or not the intelligentsia still plays the role it ascribed to itself in the nineteenth century as representative of an integrative culture determining social reconstruction. en
dc.description.abstract Le thème central est la culture de la crise sociale qui s'est répandue dans les milieux de l'intelligentsia post-soviétique bien avant l'effondrement du régime en décembre 1991. Dans les discours socio-politiques, le terme de social signifie l'ordre institutionnel et les pratiques existentielles qui reproduisent la sécurité individuelle et collective. L'examen des éléments typiques de ces discours démontre que le thème de la crise du social se renforce d'un sentiment de discontinuité culturelle à deux niveaux. D'abord la culture du socialisme réellement existant s'est épuisée, mais il est de plus en plus évident que l'instauration du régime communiste se fit au prix d'une rupture systématique avec les traditions nationales prérévolutionnaires et d'un isolement des processus économiques et culturels mondiaux. Il en résulte un espace public en friche dans lequel l'articulation des traits nécessaires à une action politique s'associe à une réinvention des mythes fondateurs, des images d'une culture politique russe spécifique. Reste à savoir si l'intelligentsia russe continue à jouer le rôle qu'elle s'est octroyée au xixe siècle, celui d'être le représentant d'une culture intégrante comme condition du renouveau du social. fr
dc.format.extent 1293865 bytes
dc.format.mimetype application/pdf
dc.language.iso fr en_US
dc.publisher CNRS Editions, Paris (FRA) en_US
dc.relation.ispartof Hermès (Paris.1988), 1996, N° 19, fascicule thématique "Voies et impasses de la démocratisation" en_US
dc.rights http://irevues.inist.fr/utilisation en_US
dc.source Hermès (Paris.1988) [ISSN 0767-9513], 1996, N° 19; p. 81 en_US
dc.title La culture de la « Crise » et l'imaginaire post-soviétique fr
dc.title.alternative The Culture of Social Crisis and Post-Soviet Make-Believe en
dc.type Article en_US
dc.contributor.affiliation Université de Fribourg, Suisse
dc.identifier.doi 10.4267/2042/14875


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