Hermès
Une revue de l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC)

Le tahitien: Plus de prestige, moins de locuteurs

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PDF HERMES_2002_32-33_395.pdf 471.2Kb
Pour citer ce document :
URI http://hdl.handle.net/2042/14397     DOI : 10.4267/2042/14397
Title Le tahitien: Plus de prestige, moins de locuteurs
Author PAIA, Mirose; VERNAUDON, Jacques
Abstract Au-delà du chiffre des 70% de locuteurs tahitianophones régulièrement avancé, une enquête linguistique en Polynésie française révélerait sans doute une grande hétérogénéité des niveaux de compétence en tahitien et en français ainsi que la diffusion d'un mélange appauvri français-tahitien. Le discours identitaire des intellectuels et l'action des instances territoriales, et plus récemment celle de l'Etat, ont redonné au tahitien un statut prestigieux, mais cela ne suffira peut-être pas à renverser la tendance au sein des foyers. Le bilinguisme pour tous reste cependant la meilleure option. Il faut éviter, d'une part, que le semi-linguisme ne se généralise et, d'autre part, que la maîtrise du français, qui donne accès aux postes de responsabilité, et celle du tahitien, qui confère la légitimité symbolique et politique maohi (littéralement, autochtone), ne soient réservées à une élite. L'école joue un rôle important dans la promotion du tahitien au côté du français, mais elle ne peut se substituer à la transmission au sein du giron familial qui seule garantit la construction d'une compétence native
Description Despite the regularly-announced figure of 70% of Tahitian-speakers in French Polynesia, a linguistic survey would probably reveal broad differences in levels of competence among those Tahitian speakers as well as the diffusion of a language which is a mixture of Tahitian and French. The commitment of both local institutions and the French State has conferred prestigious status upon Tahitian but this may be not enough to reverse the tendency regarding the language people speak at home. Being bilingual remains the best option. We need to avoid the spread of semi-linguism and also that the mastery of French, which permits access to important jobs, and of Tahitian, which confers both symbolic and political "maohi" (native) legitimacy, are reserved for an elite. School plays an important role in promoting Tahitian alongside French however it cannot replace the family as the most effective means of transmitting the language and building up a native's linguistic competence.
Subject Polynésie Française; Statut sociolinguistique; Contact de langues; Politique linguistique; Identité linguistique; Education; Compétence; Situation linguistique; Français; Tahitien; Bilinguisme; Sociolinguistique; Sociolinguistic status; Language contact; Linguistic policy; Linguistic identity; Education; Competence; Linguistic situation; Bilingualism; Sociolinguistics
Publisher CNRS Editions, Paris (FRA)
Date 2002

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